https://www.facebook.com/julie.levesque.5011
Hier soir je suis allée à la manif au métro Mont-Royal. Vers 20:12 les policiers nous ont encerclés et nous ont détenus pendant une assez longue période avant de nous remettre notre constat d’infraction de 1550$.
Le policier qui nous a interpelés était jeune, particulièrement arrogant et visiblement atteint d’un power trip qui semblait lui donner un bon petit rush d’adrénaline.
J’essayais de lui expliquer calmement que j’étais journaliste indépendante et que je n’avais pas besoin d’avoir la carte de presse qu’il exigeait. J’ai tenté de lui expliquer que c’est clairement écrit dans le guide de déontologie de la Fédération professionnelle des journalistes, que nous n’avons pas l’obligation de faire partie d’un ordre professionnel :
"Au Québec, il n’existe pas de regroupement obligatoire des journalistes au sein d’un ordre professionnel. Ni le titre de journaliste, ni l’acte journalistique ne sont réservés à un groupe particulier de personnes. Le milieu journalistique est un milieu ouvert et les journalistes le veulent ainsi."
https://www.fpjq.org/fr/guide-de-deontologie
Je suis diplômée de l’Université de Montréal en journalisme et voici ce que l’université dit à propos de la profession et de la carte de presse :
"Le journalisme, contrairement à des professions comme celles de médecin, d’avocat, d’arpenteur-géomètre ou de psychologue, n’est pas réglementé ni contingenté par un ordre professionnel.
Il n’y a donc aucune condition préalable d’ordre légal à sa pratique: pas besoin d’une scolarité précise établie par règlement, pas de stage obligatoire en entreprise avant d’exercer le métier, pas d’examen d’entrée dans la profession, pas d’obligation légale d’adhérer à un ordre professionnel, pas d’obligation de détenir une carte de presse pour faire du journalisme (d’ailleurs il n’existe pas de carte de presse qui soit reconnue par la loi)…"
https://fep.umontreal.ca/.../journal.../devenir-journaliste/
J’avais donc raison : un journaliste n’a AUCUNE obligation de détenir une carte de presse.
J’ai montré au policier mon site Le Tribunal de l’infaux, où l’on peut voir dans le « À propos », mon nom avec ma photo :
https://tribunaldelinfaux.com/about/
J’ai deux témoins qui ont entendu le policier me dire que j’étais obligée d’avoir une carte de presse. Quand j’ai voulu m’assurer que les témoins avaient entendu le policier et que j’ai voulu répéter ce qu’il m’avait dit et lui faire confirmer, il m’a coupé la parole et m’a dit « arrêtez de prendre le monde pour des cons, tout le monde a entendu ».
Il ne me laissait pas parler et quand je lui ai demandé si le fait d’être détenue signifiait que je perdais le droit de parole, il est parti.
Un deuxième policier à qui j’ai tenté d’expliquer ma situation m’a dit ensuite que je devais avoir une carte de presse. Je lui ai répété mon speech. Visiblement les policiers sont mal informés sur les règles entourant le journalisme. On ne peut pas les blâmer, à lire les journaux, les journalistes eux-mêmes ne connaissent visiblement pas les valeurs fondamentales de leur métier.
Durant la marche, j’ai eu l’occasion de discuter avec un journaliste de Quebecor, super gentil et professionnel. On a eu une bonne discussion très respectueuse. À la fin on s’est mutuellement remerciés. Il a concédé que c’était injuste de qualifier tous les opposants aux mesures sanitaires de complotistes, comme le font les grands médias.
En partant, j’ai parlé avec un cameraman super sympathique de LCN à qui j’ai raconté comment j’ai vécu la pandémie en Chine (pas de distanciation, pas de lavage de mains excessif, pas de plexiglass, pas de couvre-feu, restos et cafés ouverts tout le long, masque optionnel depuis mi-avril, etc). Il m’a dit que je devrais appliquer à LCN parce qu'ils manquent de journalistes.
LOL.
Merci pour l’offre, mais je fais du journalisme, pas de la propagande. Je vais mourir pauvre, mais intègre et l’esprit en paix.
Je vais évidemment contester ce constat de 1550$. On dit que j’ai "refusé d’obéir à l’ordre interdisant à toute personne, entre 20h et 5h de se trouver hors de sa résidence ou de ce qui en tient lieu ou du terrain d’une telle résidence".
Les autres journalistes n’ont pas reçu de constat.
Cela étant dit, même si j’étais une simple manifestante, "[à] l’instar des mesures précédentes – les interventions dans les résidences et les amendes –, le couvre-feu est incontestablement illégal et inconstitutionnel", selon Alain-Robert Nadeau, avocat et docteur en droit constitutionnel, spécialiste du droit à la vie privée et du droit policier.
https://www.lapresse.ca/.../2021-01-08/l-etat-pirate.php
Plusieurs manifestants se sont donné rendez-vous ce soir pour défier à nouveau ce décret "incontestablement illégal et inconstitutionnel". Ceux qui sont en désaccord avec le couvre-feu et ont peur d’aller manifester, sachez que vous pouvez contester votre constat d’infraction. Ces constats ne sont rien d’autre que des tentatives d’intimidation de ce gouvernement dictatorial.
N’ayez pas peur de défier des décrets ILLÉGAUX. Ne vous laissez pas intimider par des bullies qui violent vos droits et libertés.
N’ayez pas peur de DÉSOBÉIR à des décrets qui vous répugnent. Je cite l’avocat Julius Grey : «S’il y a une loi qui est contraire à votre conscience, vous pouvez désobéir».
Tous les décrets de ce gouvernement depuis mars 2020 me répugnent. Je m’y objecte car ils sont contraires à ma conscience. Ils sont contraires à ma conscience car ils n’ont AUCUNE justification sur le plan scientifique. Je refuse que les Québécois servent de rat de laboratoire pour les expériences d’ingénierie sociale de la CAQ qui n’a absolument AUCUN respect pour nos libertés et nos droits fondamentaux.
La Loi sur la santé publique a pour objet "la mise en place de conditions favorables au maintien et à l’amélioration de l’état de santé et de bien-être de la population en général".
LA POPULATION EN GÉNÉRAL.
Selon cette loi: "Le gouvernement peut déclarer un état d’urgence sanitaire dans tout ou partie du territoire québécois lorsqu’une menace grave à la santé de la population, réelle ou imminente exige l’application immédiate de certaines mesures prévues à l’article 123 pour protéger la santé de la population."
Or, selon le rapport d’expert rédigé pour Entrepreneurs en action du Québec par le professeur de médecine de l’Université Stanford, Jay Bhattacharya, il n’y a pas de menace grave à la santé de la population en général puisque les taux de survie à la COVID-19 sont les suivants :
- 5 à 9 ans : 99,9984 %
- 10 à 19 ans : 99,99968 %
- 20 à 49 ans : 99,991 %
- 50 à 64 ans : 99,86 %
- 65 ans et plus : 94,6 %
https://leaq.ca/J-20125-P-41.pdf
Selon Santé publique France, la létalité de la grippe saisonnière est de 0,2 à 0,5%.
https://www.liberation.fr/.../la-grippe-saisonniere-est...
Ce qui m'amène à une question pour laquelle j'ai de la difficulté à voir une réponse : avec quoi traite-t-on les malades de COVID au Québec? Peut-être que si le Collège des médecins autorisait qu'on les traite avec des médicaments qui ont fait leurs preuves comme l'h*dr*x*chl*r*qu*n*, la mortalité pourrait être réduite de 66% comme c'est le cas là où on l'utilise?
https://c19study.com/
Selon Jay Bhattacharya, "la COVID-19 ne constitue pas une menace sérieuse pour la santé de la population en général, mais seulement pour celle d’une partie spécifique de la population, soit les personnes âgées et les personnes atteintes de maladies chroniques".
Il ajoute que le taux de survie à l’échelle planétaire est de 99,95% pour les personnes de 70 ans et moins.
On empêche 99,95% des gens de vivre pour protéger 0,05% de la population?
C'est du DÉLIRE.
À la lumière de ce qui précède, je considère que la désobéissance civile est un DEVOIR parce que la COVID-19 n'est pas une "menace grave à la santé de la population" en général et que, par conséquent, l’urgence sanitaire n’est pas justifiée.
Au contraire, les mesures liberticides --et à mon humble avis criminelles-- de la CAQ sont à l’origine de problèmes de santé physique et mentale pour la population en général.
En quittant la manif, un policier masqué m’a dit « À demain! ». Je lui ai répondu « À demain », souriante.
Avec pas de masque.
Rendez-vous ce soir à 8h, lieu à confirmer.
Je vous laisse sur une citation de Martin Luther King: "Il arrive un moment où le silence est une trahison."
Ce moment, c'est maintenant.